LES ENSEIGNANTS APPELLENT A LA GREVES CONTRE LES SUPPRESSIONS DE POSTES

Publié le par UNEF-PARIS 8

MANIFESTATION CONTRE LA SUPPRESSION DE 8.500 POSTES A L'APPEL DES FEDERATIONS FAEN, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT et Unsa-Education JEUDI 28 SEPTEMBRE
RDV 14H30 PLACE DE LA SORBONNE

DEPECHE AFP

 

Cinq fédérations d'enseignants ont appellé à une grève nationale ce jeudi pour protester contre les 8.500 suppressions de postes prévues au budget de l'éducation pour 2007, du "jamais vu" selon les syndicats, qui s'attendent cependant à une mobilisation moyenne à Paris et en province."Pour l'instant, selon nos décomptes qui ne sont pas définitifs, nous recensons 8.700 suppressions de poste. C'est la première fois qu'on en supprime autant, c'est du jamais vu", a affirmé Samy Driss, secrétaire national à l'Unsa-Education, une des cinq fédérations mobilisées.

 

Dès le mois de juin, en apprenant du gouvernement les 8.500 suppressions de postes, les fédérations FAEN, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT et Unsa-Education avaient aussitôt appelé à la grève afin de dénoncer les "décisions budgétaires pour 2007". Toutefois "ce n'est pas toujours simple de mobiliser sur des sujets comme le budget dont les répercussions se feront sentir l'an prochain, sans compter les échéances électorales qui entraînent de l'attentisme", observe M. Driss, dont la fédération prévoit "une mobilisation moyenne". "On table sur 30 à 35 % de grévistes", ajoute-t-il.

 

Mais outre des grèves dans les écoles, collèges et lycées, les syndicats annoncent de nombreuses manifestations en France. A Paris, un cortège quittera à 14H30 les abords de la Sorbonne, boulevard Saint-Michel. Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, qui y participera, souligne que "ces suppressions de postes en 2007 s'ajoutent à celles des années précédentes. Dans le second degré, depuis 2002 nous avons compté 25 à 26.000 suppressions!", fait-il valoir.

 

 FSU et Unsa-Education ont chacune fait une estimation en comptant les postes supprimés dans le primaire et dans les collèges et lycées (secondaire). Par exemple, selon l'Unsa-Education, 780 postes seront créés dans le primaire, mais 2.600 postes d'enseignants supprimés dans le second degré, et 500 postes administratifs supprimés. La FSU avance sensiblement les mêmes chiffres: 600 à 700 créations de postes dans le primaire et entre 2.200 et 3.500 suppressions dans le secondaire, incluant les décharges statutaires.

 

"On supprime beaucoup plus de postes que la baisse effective du nombre d'élèves, et inversement on crée moins de postes proportionnellement aux effectifs qui augmentent", résume M. Aschieri.

 

 Le primaire semble être le mieux loti, mais il participera quand même à la grève de jeudi pour dénoncer notamment la surcharge de travail des directeurs d'école (en grève administrative depuis six ans) et des mesures insuffisantes en cette rentrée, selon des syndicats. "Sur la moitié des départements, le taux de grévistes sera de l'ordre de 35% avec des variations qui peuvent atteindre 50% d'enseignants du premier degré en grève", estime Gilles Moindrot, secrétaire général du principal syndicat des écoles, le SNUipp-FSU.

 

 "Ce sera une mobilisation modeste mais significative", selon M. Moindrot, qui précise que "les créations de postes dans le primaire ne vont pas permettre de maintenir le taux d'encadrement".

 

 

 

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