ENQUETE NATIONALE DE LA LMDE SUR LA SANTE DES ETUDIANTS

Publié le par UNEF-PARIS 8

L'ENQUETE COMPLETE DE LA LMDE

 

ON EN PARLE : REVUE DE PRESSE 

 

LE FIGARO

Mickaël Delafosse est président de la LMDE.

Zoom +
Mickaël Delafosse est président de la LMDE.

INTERVIEW Une enquête menée par la Mutuelle des étudiants (LMDE) montre que 23% des étudiants ont renoncé à certains soins, notamment ophtalmologiques et dentaires, en 2005 pour des raisons financières. 13% d’entre eux ne disposent pas de complémentaire santé, contre 10% pour l’ensemble de la population. Interrogé par lefigaro.fr, le président de la LMDE, Mickaël Delafosse, tire la sonnette d’alarme.

 
lefigaro.fr : Est-ce la première fois qu’une enquête* s’intéresse à la santé des étudiants ?
 
Mickaël Delafosse : De cette ampleur, oui. Et c’est justement le taux de participation qui nous a surpris. Nous avons envoyé des questionnaires de 170 questions à 50.000 étudiants. 9.200 d’entre eux ont répondu dans les temps. Le fait qu’ils aient pris 45 minutes pour participer à cette enquête est révélateur. Nous pensons que les étudiants veulent que l’on s’intéresse à eux, à leur santé, et, de manière plus générale, à leur malaise. Nous avons d’ailleurs reçu un financement du Ministère de l’Education nationale pour réorganiser une enquête de ce type dans deux ans.
 
 
lefigaro.fr : Quelles conclusions en avez-vous tirées ?
 
M.D : Le bilan est inquiétant. Un quart des étudiants ont renoncé à certains soins pour des raisons financières, en 2005. 39% des sondés jugent la complémentaire santé «trop chère», et donc, n’y souscrivent pas. Il n’est pas rare d’entendre des étudiants se plaindre de douleurs, puis se dire que cela va passer. Les soins ophtalmologiques et dentaires sont principalement négligés. Et pour cause, ce sont les moins bien remboursé par la Sécurité sociale ! Les yeux des étudiants, en permanence devant des écrans et des livres, mériteraient pourtant bien d’être correctement soignés.
 
 
lefigaro.fr : Quelles sont, selon vous, les conséquences de ce renoncement aux soins et quelles sont vos propositions ?
 
M. D : Il est évident que des étudiants mal soignés couteront, à terme, plus cher. Il faut absolument qu’ils se préoccupent de leur santé aujourd’hui. Notre enquête doit être un outil d’aide aux décisions. Et surtout, nous devons faire de la santé des étudiants une priorité politique. Sur les campus, l’offre de structures médicales et d’aide psychologique tend à se restreindre : il faut que les étudiants soient mieux entourés, mieux conseillés. Une mauvaise note pour un étudiant de classe préparatoire peut être dramatique. Signe de ce mal être, 15% des étudiants admettent avoir des «idées suicidaires». Nous avons également remarqué une hausse de la consommation d’alcool. Si la baisse du tabagisme semble avérée, les trois quarts des étudiants consomment de l’alcool au moins une fois par semaine, alors qu’en 2004, l'Observatoire de la vie étudiante indiquait que 29% des filles et 20% des garçons ne buvaient jamais.
 
 
* Enquête menée auprès de 9.200 étudiants par la Mutuelle des Etudiants avec l’appui de l’Observatoire expertise et prévention pour la santé des étudiants (EPSE) et de l’Ifop.
 
D'AUTRES ARTICLES SUR Yahoo !
 
 

Publié dans Actualité de l'UNEF

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article