Notre histoire

Publié le par UNEF-PARIS 8

L’action de l’UNEF se situe dans la continuité des étudiants qui refusèrent l’attentisme et la neutralité de l’UNEF en 1940, qui définissant l’étudiant comme "jeune travailleur intellectuel" (Charte de Grenoble, 1946) se sont battus pour une sécurité sociale et une mutuelle étudiantes, pour la paix et l’indépendance de l’Algérie.

En voici les grandes périodes :
 
 
 
1907-1918 : la naissance.

 

En 1907, les Associations Générales Étudiantes (AGE) se fédèrent et fondent l'Union Nationale des Associations Générales d'Étudiants de France (UNAGEF) qui devient bientôt l'UNEF. À cette période, l'Université accueille l'élite de la jeunesse et l'UNEF défend les intérêts de cette élite face au reste de la société. Elle n'a pas d'orientation nationale, son activité se résume quasiment à l'organisation de fêtes.
 

 


1918-1939 : l'entraide étudiante.

 

La première guerre mondiale a profondément affecté les conditions et les formes de vie sociale en France. Le retour des anciens combattants à l'Université, la crise de 1929, entraînent une évolution du milieu étudiant. De nombreux étudiants se retrouvent en situation précaire. A l'initiative le plus souvent des AGE, vont se créer des « sociétés d'entraide » qui tentent de soulager la misère étudiante. L'UNEF est reconnue d'utilité publique en 1929.
A cette période naissent les œuvres (ancêtres des CROUS), l'Office du Tourisme Universitaire et le sport universitaire.
 

 


1940-1945 : les dérives de l'apolitisme.

 

Fidèle à ses conceptions apolitiques, la direction de l'UNEF ne se mêle pas de politique sous Vichy, même lorsque le gouvernement institue un statut des juifs à l'Université. Elle s'est contentée de demander des aménagements du STO pour les étudiants, s'est cantonnée à la gestion du « comité d'entraide aux étudiants prisonniers » (envoi de colis, de livres,...), à la gestion des œuvres.
Si l'UNEF est absente de la Résistance nationalement, il en va différemment des AGE locales ; ce sera le cas notamment des AGE de Grenoble ou de Lyon.
 

 


1946-1949 : la naissance du syndicalisme étudiant.

 

Lors du 35ème congrès de l'UNEF en 1946, ces étudiants issus de la Résistance rompent avec l'apolitisme et rédigent la Charte de Grenoble, qui définit l'étudiant comme un « jeune travailleur intellectuel » ayant des droits et des devoirs. Dès lors, l'UNEF modifie ses méthodes d'action et ses mots d'ordre, elle organise de nombreuses mobilisations pour protester contre les droits d'inscription et contre la réduction des bourses.
En 1948 sont créées la sécurité sociale et la mutuelle étudiantes.
 

 


1950-1956 : entre syndicalisme et corporatisme.

 

Les « apolitiques » reprennent la majorité au sein de l'UNEF. Pour autant, les acquis de la Charte de Grenoble ne disparaissent pas complètement : l'UNEF va continuer de se battre pour la sécurité sociale étudiante, pour un statut social...
Quand se déclenche la guerre d'Algérie, les tenants du syndicalisme qui veulent intervenir en faveur de l'indépendance l'emportent.
 

 


1956-1961 : l'UNEF et la guerre d'Algérie

L'action pour l'Algérie s'intensifie, l'UNEF prend position pour l'autodétermination du peuple algérien et se situe à la pointe du combat pour la paix. Elle soutient les étudiants réfractaires au service national et multiplie rassemblements et manifestations. L'UNEF est à son apogée.
Dans le même temps, les effectifs étudiants explosent : les jeunes des classes moyennes accèdent à l'Université. Face à ces nouveaux publics, l'UNEF doit laisser la gestion des Œuvres à l'État (création des CROUS).
 

 


1961-1971 : de la crise à la scission.

Après la guerre d'Algérie, l'UNEF s'essouffle. Elle est attaquée par le pouvoir gaulliste qui ne lui pardonne pas ses positions pro-algériennes.
L'UNEF rate mai 68 même si elle participe aux manifestations. Rapidement elle devient le lieu et l'enjeu privilégié de luttes politiques. En 1971, les deux principales minorités tiennent deux congrès séparés : l'UNEF-RE (qui deviendra l'UNEF-SE) et l'UNEF-US sont créées.
 

 


1971-1980 : politisation du milieu étudiant et éparpillement.

C'est une période de pluralité et d'affaiblissement très dure pour le syndicalisme étudiant. De multiples organisations, comités de lutte plus ou moins éphémères se créent.
 

 


1980-2001 : de la réunification partielle à la nouvelle grande UNEF.

1980 est la date de création de l'UNEF-ID (Indépendante et Démocratique). Elle regroupe en son sein l'UNEF-US, le MAS (Mouvement d'Action Syndicale) et le COSEF (Comité pour un Syndicat des Etudiants de France).
La massification de l'enseignement supérieur est rapide, de nouveaux publics accèdent à l'Université sans pour autant que les gouvernements successifs prennent la mesure des enjeux.
Les batailles principales : contre la sélection à l'entrée de l'Université, pour de nouvelles modalités d'examen, pour imposer l'idée d'une nécessaire refonte de l'aide sociale, pour la démocratisation, pour un réengagement financier de l'Etat…
Le 24 juin 2001 une AG de fusion UNEF-SE - UNEF-ID ferme la parenthèse historique de trente ans de division syndicale !
 Texte de référence la Charte de réunification.

Publié dans Qu'est-ce que l'Unef

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