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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 20:26
L'UNEF REMPORTE LA VICE-PRESIDENCE ETUDIANTE
CHARTE DE LA VICE-PRESIDNECE ETUDIANTE DE PARIS 8 :
Préambule :
 
 
La charte de la Vice-Présidence Etudiante de l’Université Paris 8 a été élaborée par une commission d’étudiants élus dans les différents conseils centraux de l’Université. Elle définit le rôle du/de la Vice-Président(e) Etudiant(e), les modes, et les conditions de son élection, ainsi que de son mandat et des moyens dont il/elle disposera.
 
La charte de la Vice-Présidence Etudiante devra être étudiée et votée en premier lieu au sein du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire et approuvée par le Conseil d’Administration.
 
Cette nouvelle fonction élective figurera dans les statuts de l’Université afin de donner un cadre juridique à la Vice-Présidence Etudiante et son rôle au sein des différentes instances décisionnaires et consultatives de Paris 8.
 
 
I-                 Rôle du/de la Vice-Président(e) Etudiant(e).
 
 
Article 1 – Il/elle est notamment chargé(e) de :
 
-         développer la citoyenneté étudiante par l’organisation d’actions dans le but de sensibiliser les étudiants à leurs droits et devoirs civiques et à leurs intérêts.
 
-         Assurer la liaison entre les associations, les syndicats étudiants et les différentes composantes de l’Université.
 
-         Etudier les projets ayant trait à la vie universitaire dans son ensemble, que lui soumettra toute association, tout syndicat et tout étudiant.
 
-         accueillir les étudiants, recevoir leurs remarques et suggestions lors de permanences.
 
-         Participer aux réunions d’informations et d’accueil des nouveaux étudiants organisées par les différentes composantes de l’Université ainsi qu’aux journées portes ouvertes de Paris 8.
 
-         Représenter l'Université et ses étudiants auprès des différents partenaires de la vie étudiante.
 
-         Faire un rapport d’activité devant le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire une fois par an.
 
Article 2 – Le/la Vice-Président(e) Etudiant(e) est un(e) invité(e) permanent(e) des trois conseils centraux de l’Université, (Conseil d’Administration, Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire et Conseil Scientifique)
 
Article 3 – Il/elle peut assister aux différents Conseils des U.F.R., Instituts et IUT de l’Université sur leur invitation.
 
Article 4Il/elle peut assister aux différentes commissions détachées des Conseils Centraux sur leur invitation.
 
Article 5 – Il/elle est invité(e) permanent(e) des commissions du Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Etudiantes (FSDIE aide sociale et FSDIE aide aux projets).
 
Article 6 – Le/la Vice-Président(e) Etudiant(e) est le président du Bureau de la Vie Etudiante. A ce titre il/elle représente le Bureau de la Vie Etudiante dans les différents conseils et instances.
 
 
II-              Modes, conditions d’élection et mandat du/de la Vice-Président(e) Etudiant(e)
 
 
Article 7 – Le (la) vice-président(e) est un élu étudiant de l’un des trois conseils centraux de l’Université (Conseil d'Administration, Conseil Scientifique, Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire)
 
Article 8 – Le/la Vice-Président(e) Etudiant(e) doit être régulièrement inscrit(e) à l’Université Paris 8 durant toute la durée de son mandat.
 
Article 9 –Le/la Vice-Président(e) Etudiant(e) est élu(e) sur un programme qu’il a présenté, pour une durée de deux ans, par l’ensemble des membres des trois conseils centraux à bulletins secrets, à l’occasion d’un scrutin à un tour, à la majorité des voix exprimées.
 
Article 10 – Il est mis fin au mandat du/de la Vice-Président(e) Etudiant(e) si il/elle est dans l’incapacité d’assurer ses fonctions pendant une durée de plus de six mois.
 
Article 11 – Il est mis fin au mandat du/de la Vice-Président(e)
en cas de violation de la présente charte et des lois et règlements en vigueur à l’université par le/la Vice-Président(e) Etudiant(e), par un vote des trois conseils à la majorité exprimées.
 
 
 
Article 12 – En cas de départ du/de la Vice-Président(e) Etudiant(e), un nouveau (elle) vice-Président est élu pour la période restant à couvrir du mandat en cours
 
 
III-          Les moyens mis à la disposition du/de la Vice-Président(e) Etudiant(e)
 
 
Article 14 – La Vice-Présidence se verra dotée d’un budget de fonctionnement, d’un local équipé de matériel informatique et d’une ligne téléphonique.
 
Article 15 – Le/la Vice-Président(e) pourra bénéficier d'un emploi du temps aménagé dans le cadre de ses études.
 
 
 
Par UNEF-PARIS 8 - Publié dans : L'Université Paris 8 - Vincennes - Saint-Denis
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 20:17
Préambule :
 
La circulaire n°2001-59 du 29-08-01 de la Direction de l'Enseignement Supérieur rappelle les différentes actions à mener en faveur des étudiants, sur les plans personnel, associatif, civique, sportif et culturel.
 
La charte du Bureau de la Vie Etudiante de l’Université Paris 8 a été élaborée par une commission d’étudiants élus dans les différents conseils centraux de l’Université.
Elle définit le rôle du Bureau de la Vie Etudiante, son mode de fonctionnement, sa constitution ainsi que les moyens dont il dispose.
 
La charte du Bureau de la Vie Etudiante devra être étudiée et votée, en premier lieu au sein du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire et approuvée par Conseil d’Administration.
 
Le Bureau de la Vie étudiante figurera dans les statuts de l’Université afin de lui donner un cadre juridique et de préciser son rôle au sein des différentes instances décisionnaires et consultatives de Paris 8.
 
 
I - Rôle du Bureau de la Vie Etudiante
 
         Article 1 Le Bureau de la Vie Etudiante constitue une interface entre l’étudiant et l’Université, et à ce titre il est chargé de :
 
-         Participer à l’accueil des étudiants.
 
-         Centraliser et diffuser les informations concernant tous les aspects de la vie étudiante, qu'ils soient sociaux, médicaux, citoyens, culturels, sportifs ou pédagogiques. A cet effet les structures et composantes de l'Université collaborent avec le Bureau de la Vie Etudiante et s’engagent à communiquer les informations nécessaires à la bonne réalisation de sa mission.
 
-         Mener des actions tant sur les plans associatif social, civique, sportif que culturel en direction des étudiants.
 
-         Mener des actions de formation en direction des étudiants élus dans les différents conseils.
 
-         Accueillir, conseiller et aider les étudiants qui veulent fonder des associations et conduire des projets collectifs
 
-         Assister les étudiants dans leurs diverses démarches
 
 
 
 
 
II     - Mode de fonctionnement
 
Le BVE est une structure rattachée au CEVU
 
Article 2 - Le Bureau de la Vie Etudiante est composé :
 
-         du Vice-Président(e) étudiant, président de droit du BVE,
-         de tous les élus étudiants des 3 Conseils Centraux,
-         de représentants étudiants élus dans les UFR, Institut et IUT,
-         du Vice-Président du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire,
-         d'un personnel IATOSS élu au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire,
-         d'un personnel enseignant élu au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire.
-         Une personnalité qualifiée désignée par le Président de l’Université.
 
Article 3 - Une Direction Exécutive, composée de 4 étudiants régulièrement inscrits à l’Université Paris 8, est désignée par le Bureau de la Vie Etudiante.
 
Article 4 - La Direction Exécutive est membre de droit du Bureau de la Vie Etudiante.
 
         Article 5 – Les membres de la Direction Exécutive seront en fonction pour une durée de deux ans renouvelable.
 
Article 6 - Le Bureau de la Vie Etudiante peut mettre fin aux mandats des membres de la Direction Exécutive en cas de manquement au respect de la présente charte et des tâches qui leurs ont été confiées, par un vote du Bureau de la Vie Etudiante à la majorité suffrages exprimés.
 
Article 7 - Les membres du Bureau de la Vie Etudiante IATOSS et enseignants sont renouvelés tous les deux ans par le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire.
 
Article 8 – Les membres du Bureau de la Vie Etudiante élus dans les conseils d'UFR, d'Institut ou d'IUT sont désignés par les conseils dont ils émanent, et renouvelés tous les deux ans. Ces conseils désigneront un élu étudiant chacun.
 
Article 9 - Le Bureau de la Vie Etudiante reçoit, sur leur demande, les représentants des associations n’ayant pas d’élus dans les conseils.
 
 
 
Article 10 - Le Bureau de la Vie Etudiante devra rendre une fois par an, au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, un rapport d’activité, présenté par le vice-président du BVE.
 
Article 11 - Le Bureau de la Vie Etudiante se réunit au minimum deux fois par an sur convocation du Vice Président Etudiant.
                        - par ailleurs le Bureau de la Vie Etudiante peut se réunir à la demande du tiers de ses membres.
 
Article 12 - Le Bureau de la Vie Etudiante fixe les permanences assurées par la Direction Exécutive.
 
Article 13 - La Direction Exécutive devra rendre tous les six mois, au Bureau de la Vie Etudiante, un rapport d’activités.
 
III  - Les moyens du Bureau de la Vie Etudiante
 
         Article 14 - Le Bureau de la Vie Etudiante se verra doté d’une ligne budgétaire.
 
Article 15 - Le Bureau de la Vie Etudiante préparera chaque année un projet de budget et fournira un bilan de l'exercice de l'année précédente au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire et au Conseil d'Administration.
 
         Article 16 - Le Bureau de la Vie Etudiante se verra attribuer des locaux équipés de lignes téléphoniques et d'équipements informatiques.
 
 
         Article 17 - Les membres de la Direction Exécutive peuvent bénéficier d'un emploi du temps aménagé dans le cadre de leurs études.
 
 
Par UNEF-PARIS 8 - Publié dans : L'Université Paris 8 - Vincennes - Saint-Denis
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 19:51

REFERUNDUM UNIVERSITAIRE NATIONAL

 FRANCAIS-ETRANGERS : EGALITE DES DROITS !!!!

L'UNeF organise le 16 octobre 2006 un grand referundum sur toutes les universités de France sur le droit de vote des étrangers aux élections locales.

Des bureau de votes seront à votre dispositions à Paris 8... VENEZ VOTER !! 

Par UNEF-PARIS 8 - Publié dans : Actualité de l'UNEF
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /Oct /2006 16:29

 RUSF : réseau universités sans frontières

 

 

Aujourd'hui s'est tenue à Paris 8 la seconde réunion pour le lancement du Réseau Université Sans Frontières (RUSF) à l'appel de l'UNEF. Les JCR, l'UEC, la LCR et l'UNEF étaient présentes. Une table du Réseau se tiendra lundi dans le hall d'entrée de l'Université à partir de 11h00.

 

 

 

L'UNEF APPELLE LES DIFFERENTES ORGANISATIONS AINSI QUE TOUS LES ETUDIANTS A REJOINDRE LE RESEAU UNIVERSITE SANS FRONTIERES DE PARIS 8 

 

 

L'APPEL DE RUSF : Étudiants étrangers : ni sélection, ni expulsions !

 

Depuis la rentrée de 2004, un large mouvement de défense des jeunes sans-papiers scolarisés et de leur famille a vu le jour. Le réseau éducation sans frontières a permis à de nombreux élèves de sortir de l’isolement et de mener une lutte pour leur régularisation et celle de leur famille, pour gagner le droit de vivre en France.

Le risque pour un jeune d’être éloigné de force du territoire français ne s’arrête pas aux portes des établissements scolaires. Dans l’enseignement supérieur, nous assistons depuis plusieurs années à la dégradation de la situation des étudiants étrangers : conditions d’accueil déplorables, difficultés sociales et précarité administrative.

Être étudiant sans-papiers c’est d’abord encourir le risque de se voir refuser une inscription dans un établissement d’enseignement supérieur malgré une inscription pédagogique en raison du défaut de papiers ou de visas long séjour. Mais même pour ceux qui réussissent à s’inscrire, les difficultés restent considérables : peur permanente de l’interpellation et de la reconduite à la frontière, difficultés pour se loger, se soigner, travailler, vivre... Réussir ses études dans ces conditions relève de l’exploit et les échecs sont nombreux.

Les cas d’étudiants sans-papiers se multiplient également pour ceux qui sont régulièrement inscrits au sein d’établissements d’enseignement supérieur et disposaient de papiers. En effet, l’étudiant étranger est sans cesse menacé par l’intrusion des préfectures dans son cursus universitaire et dans sa vie privée. Les préfectures refusent ainsi de renouveler les titres de séjour des étudiants prétextant l’insuffisance de ressources, l’absence de logement ou s’arrogeant un droit de regard sur leur parcours universitaire. Elles jugent seules, de façon arbitraire et sans aucune compétence ni légitimité pédagogique du « sérieux » et de la « réalité » des études suivies et décident ainsi que tel ou tel étudiant n’aura plus droit à un titre de séjour pour étudier en France.

Au-delà des questions de séjour, les inégalités de traitement entre étudiants français et étrangers ne sont pas acceptables. L’étudiant étranger subit sans cesse des restrictions et discriminations en matière d’aides sociales, d’œuvres sociales universitaires, d’accès au logement et à l’emploi. Et s’il veut, à l’issue de ses études, acquérir une première expérience professionnelle, l’étudiant étranger se voit refuser quasi systématiquement un changement de son statut d’étudiant vers un titre de séjour de travailleur du fait de l’opposabilité de la situation de l’emploi ou de l’inadéquation de l’emploi avec son niveau d’études (moins de 4 000 changements de statut accordés sur 200 000 étudiants étrangers en France).

Comment accepter que des lois injustes imposent de telles contraintes et de telles conditions de vie à nos voisins d’amphi, nos étudiants, nos amis ? Pouvons-nous laisser des camarades isolés jusqu’à ce que la décision d’un préfet les prive du droit d’étudier et les pousse ligotés dans un avion, les faisant ainsi disparaître de notre vue ?

Nous pensons qu’il faut en finir avec ces différences de traitement. L’égalité des droits entre tous les étudiants doit prévaloir : chaque étudiant quelle que soit sa nationalité doit pouvoir étudier en France dans des conditions satisfaisantes avec le même accès au travail, aux aides sociales, aux logements (système de cautionnement) etc. Les étudiants étrangers doivent pouvoir s’inscrire à l’université dans les mêmes conditions que les autres étudiants, selon le seul critère de leurs acquis pédagogiques ou professionnels évalués par des commissions universitaires.

Alors que la législation renforce sans cesse depuis une décennie une vision utilitariste de l’immigration et accentue la sélection des étudiants étrangers selon les « besoins » de l’économie française, nous voulons réaffirmer la vocation universelle des établissements d’enseignement supérieur qui doivent rester ouverts à tous. Leur mission d’enseignement, d’échange et de réflexion ne peut s’accommoder d’inégalités entre étudiants ou de l’exclusion de certains.

C’est pourquoi nous appelons à la constitution d’un réseau de solidarité avec les étudiants étrangers à l’échelle nationale qui aura vocation à briser l’isolement des étudiants sans-papiers et fera échec à ces réglementations absurdes. Ainsi, nous appelons l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur mais aussi tous ceux, individus, syndicats, associations, partis, qui rejettent l’injustice et l’oppression :


- à signer, reproduire et faire circuler cet appel ;
- à constituer des collectifs locaux pour se faire connaître et pouvoir créer des réseaux de solidarités avec les étudiants étrangers.
- à se battre pour l’égalité des droits entre étudiants français et étrangers et pour la régularisation de tous les étudiants sans-papiers afin que la seule possession d’une carte d’étudiant donne accès au titre de séjour et que la seule signature d’un contrat de travail permette d’accéder à l’emploi.

 

Organisations signataires : AEOM (Association des étudiants d’origine malgache) ; Association des doctorants et étudiants des Roumains de France ; Association "étudiants étrangers bienvenus à Arras" ; AUGET (association universitaire des étudiants tunisiens de Grenoble) ; Association des étudiants de Béthune ; Association Le Monde Des Cultures ; ATMF association des travailleurs maghrébins de France ; COLCREA (Association d’Étudiants et Créateurs Colombiens en France) ; Collectif Lyonnais de Soutien aux Étudiants Étrangers ; Convergence citoyenne et Alternative citoyenne ; Étudiant comorien de France (Arc en ciel) ; Fédération des étudiants maghrébins ; FERC-CGT ; FERC Sup-CGT ; FSU ; FTE-CNT ; Gisti ; GUPS (union générale des étudiants palestiniens) ; JCR ; LDH ; LMDE (la mutuelle des étudiants) ; SNASUB-FSU ; SNESUP-FSU ; Solidarité étudiante sénégalaise de Pau ; SUD étudiant ; UEAF (Union des étudiants algériens de France) ; UEC (Union des étudiants communistes) ; UNEF ; Union générale des étudiants en Tunisie ; Union des étudiants étrangers de Strasbourg ; Union des étudiants syriens de France.

Par UNEF-PARIS 8 - Publié dans : Actualité de l'UNEF
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 13:59
L'UNEF DANS LES MEDIAS
DEPECHE AFP
 
 
Après la victoire sur le CPE, des universités sans le sou et des étudiants en situation de plus en plus précaire effectuent une rentrée morose avec le sentiment d'être rendus seuls responsables des difficultés d'insertion professionnelle des jeunes.
 
 
"L'ouverture de négociations sur la situation sociale des étudiants avait été largement posée pendant la crise du CPE: le gouvernement ne répond pas du tout à nos attentes sur ce point", explique Bruno Julliard, président de l'Unef et leader du mouvement contre le Contrat de première embauche (CPE). Selon lui, rien ne sera débattu "avant l'élection présidentielle".
 
"On demande plus de justice, on se retrouve avec "Aline" !", renchérit une étudiante. Cette allocation logement s'adresse aux 80.000 étudiants boursiers quittant pour la première fois le domicile familial et demeure la seule mesure annoncée par le gouvernement pour améliorer la vie des étudiants.
 
 
Ceux-ci sont pourtant de plus en plus pauvres. Leur principale organisation, l'Unef, insiste sur "une baisse de pouvoir d'achat jamais observée".
 
La colocation, les supermarchés discount, un emploi salarié à mi-temps ou le report d'une consultation médicale pallient autant que possible, parfois au détriment de leur réussite, des besoins criants.
 
 
Parallèlement, l'OCDE a encore vivement critiqué en septembre l'insuffisance de l'investissement français dans son enseignement supérieur (1,3% du PIB contre 2,9 aux Etats-Unis). Les universités paraissent en effet les parents pauvres du système éducatif alors qu'elles sont dans le même temps plus que jamais montrées du doigt pour l'inadapation de leurs formations au marché de l'emploi.
 
 
Premier responsable de la conférence des présidents d'université, Yannick Vallée, attend d'ailleurs "des chiffres" pour enrayer les déficits croissants de nombre des 84 universités françaises. "Il faut qu'on s'améliore, les problèmes existent mais ils sont liés assez largement à des problèmes de moyens", rappelle-t-il.
 
 
Malgré un rapport Wauquiez prônant une réforme du mode d'attribution des bourses déjà tombé dans l'oubli, tous les acteurs de l'université fondent beaucoup d'espoirs dans la remise, au mois d'octobre, du rapport de la commission Hetzel Université-emploi, installée en urgence au lendemain de la crise du CPE.
 
 
Sans illusion sur une année électorale qui "ne verra pas beaucoup de réformes", Yannick Vallée prône cependant "un vrai débat sur l'orientation des étudiants". "Il faut entraîner les étudiants à s'inscrire dans ce qui marche bien mais il faut aussi faire en sorte que nos diplômes soient regardés correctement par les industriels", avance-t-il.
 
 
"Si le service rendu à l'université est moins bien que dans les grandes écoles (dont les diplômés ne connaissent pas le chômage, ndlr), c'est bien que nous n'avons pas le même financement", a argumenté le responsable.
 
 
Quant à Bruno Julliard de l'Unef, il rappelle que pour les étudiants, "un diplôme n'est plus un passeport vers un emploi stable" et s'agace qu'on renvoie toujours à la seule université la responsabilité des difficultés d'insertion professionnelles des jeunes.
"La vraie question, c'est pourquoi les chefs d'entreprise ont une vision très négative des diplômes universitaires", assure-t-il, "l'entreprise et le monde du travail ont aussi des efforts à faire pour améliorer le passage de l'université à l'emploi".

© 2006 AFP

Par UNEF-PARIS 8 - Publié dans : ACTUALITE
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