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Lundi 21 août 2006
Article daté de juin 2006
LES VACANCES ? PAS POUR TOUT DE SUITE !
 
Les magazines féminins parlent de maillots de bain, de régime et de cellulite, Sarko fait passer une loi raciste, la terre tremble à Java et les pauvres meurent sous les gravas, la coupe du monde arrive, Bush et Blair regardent vers l'Iran pour continuer leur "guerre sans limite", EADS licencie 600 personnes, Chirac amnistie ses potes et Rolland Garros commence… On dirait une année comme toutes les autres…
Comme toutes les autres? Non… pas tout à fait…
 
Depuis la victoire du NON le 29 mai dernier, des millions de personnes, jeunes, vieux, étudiants, chômeurs, sans-papiers et salariés ont démontré qu'unis, la victoire était possible. En l'espace de quelques mois toute la jeunesse s'est mobilisée: lycéens, jeunes des quartiers populaires, étudiants, stagiaires, jeunes salariés… La colère gronde et la victoire est possible comme l'a montré le mouvement contre le CPE: tous unis, syndiqués, non-syndiqués, étudiants, lycéens, salariés du public et du privé, tous ensemble nous avons fait plier le gouvernement de Chirac qui restait invaincu depuis 4 ans!
L'affaire Clairstream révèle une réalité que nous connaissions tous: la politique-politicienne, l'argent sale et les grand patrons font bon ménage!
Aujourd'hui, alors que ceux qui nous dirigent mettent plus de vigueur que jamais à assurer leurs arrières judiciaires ou présidentielles nous avons montré que nous savions faire de la politique autrement: nous avons tous défilés contre les bombardement sur l'Irak et les mensonges de Bush, nous nous sommes mobilisés contre Le Pen et Sarkozy, contre l'immigration jetable, la précarité et la casse des services publics… Aucun homme, ni aucune femme ne pourrait faire seul-e ce que nous avons fait tous ensembles.
Parce que la meilleure défense c'est l'attaque, la droite nous réserve encore des contre-réformes sans précédent, nous ne devons pas baisser la garde et notre victoire toute fraîche doit être un tremplin pour continuer à nous battre!
Aujourd'hui, plus que jamais, les luttes montrent et démontrent  qu'un autre monde est possible…
 
Sarah, militante UNEF-Paris 8
Par UNEF-PARIS 8 - Publié dans : ACTUALITE
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Lundi 21 août 2006
 Article daté de juin 2006
         
           La France est un pays qui accueille en grand nombre les étudiants étrangers. Une grande partie de ces étudiants vivent dans des conditions alarmantes. Actuellement, les étudiants (150 000 environs) qui  arrivent de façon individuelle (en dehors du programme ERASMUS) ne profitent pas de structures d'accueil. Sans une véritable politique d’accueil, les étudiants étrangers se retrouvent dans des situations de précarité extrême : démarche longue pour l’obtention un titre de séjour, arbitraire des préfectures pour le renouvellement de titre séjour, impossibilité d’obtention d’un logement étudiant, exclusion des dispositifs d’aides sociales, parcours du combattant pour obtenir une inscription universitaire…
          Au lieu de répondre par des mesures concrètes à la précarisation croissante des étudiants étrangers, le gouvernement élabore un projet de loi CESEDA présenté comme alternative à une « immigration subie ».   Ce texte prépare clairement la disparition des droits les plus élémentaires des étrangers (vie privée, droits d’asile, accès aux soins…). Ce durcissement de la politique migratoire ne sera pas sans conséquence sur l’accueil des étudiants en France. Pour ce gouvernement, il s’agit à l’avenir, de choisir les « meilleurs étudiants du monde ». Cette législation renforce une vision utilitariste de l’immigration et accentue la sélection des étudiants étrangers selon les besoins de l’économie française. En effet, les étrangers désireux de poursuivre leurs études en France seront sélectionnés par les CEF (centre des études pour la France) dans les ambassades, sur la nature de leurs diplômes (grandes écoles et filières « d’excellence »), un projet pédagogique de haut niveau, parcours académique, relation entre la France et le pays d’origine, capacités linguistique et financière…
          Le premier ministre a aussi annoncé que l’attribution des visas se fera en fonction de l’avis de ces CEF, avis qui initialement devait être uniquement indicatif. Il n’est pas acceptable que le choix des étudiants ne dépende plus des universités et des équipes pédagogiques mais d’une politique migratoire contrôlée et des agents administratifs. C’est une assimilation délibérée entre étudiants et candidats à l’immigration.
          Les universités pourront toujours accepter des étudiants en considérant que leur dossier pédagogique est bon, mais ces derniers risquent de se voir refuser le visa « étudiant » si les CEF ne donnent pas d’avis favorable.
          Les élus étudiants, personnel IATOSS et enseignants doivent condamner ce procédé qui consiste à un transfert des responsabilités du choix des étudiants extracommunautaires susceptibles d'être accueillis dans les universités aux consulats.
          Ce mode de sélection qui est un prolongement du projet de loi sur « l’immigration choisie » nous paraît contraire aux traditions d’accueil et dépouille les universités de leurs prérogatives d’appréciation pédagogique.
Ce que dit la nouvelle loi :

Titre 1 concerne « l’immigration choisie »  Présentée comme une alternative à « l’immigration subie ».

 

  • Mise en place d’une carte de séjour « capacité et talent » délivrée sur sélection économique, géographique, sociale à une minorité d’étudiants ( porteur d’un projet pédagogique  de haut  niveau ) dont on juge qu’ils seront un atout pour le rayonnement de la France (titre de séjour de trois ans).
  • Accès pour les titulaires d’un master à un titre de séjour pour un emploi avant retour au pays d’origine.
  • Durcissement des conditions d’obtention d’une carte de 10 ans (test de langue, engagement contractuel, grande capacité d’intégration)
    Titre 2 à 6 :

 

  • Suppression de la délivrance automatique d’une carte de séjour aux étrangers en situation irrégulière depuis plus de dix ans.
  • Restriction des modalités du regroupement familial : allongement des délais, la carte de séjour de dix ans s’obtient au bout de 3 ans et non deux ans de mariage etc…
  • Tout refus de titre de séjour devient un arrêté de reconduite à la frontière
  • La nationalité française s’acquiert au bout de quatre ans de mariage (2 actuellement)
  • Restriction des modalités d’obtention du droit d’asile

Ce projet de loi est élaboré juste quelques semaines après les émeutes des Banlieues et a un an des élections présidentielle. Sarkozy et le gouvernement  veulent adresser un message de fermeté aux candidats à l'immigration clandestine, persuadé de l'effet dissuasif d'un tel signal. A un an d’échéances nationales  importantes, un tel message « sécuritaire » pourrait surtout être entendu par une une partie de l’électorat du front national.

S'inspirant pour partie de la politique européenne en matière d’immigration, le projet de loi consacre officiellement une reprise en main de l'immigration, en l'enfermant dans une approche entièrement  et clairement utilitariste.

La loi remet également en cause les droits les plus élémentaire pour les étrangers. Notamment le droits de vivre en famille, de se marier et d’étudier.

Les projet de loi s’attaque surtout à l’immigration légale ( étudiants , travailleurs étrangers en France et français désirant de vivre avec des étrangers) et remet en cause les motifs d’immigration jusqu’ici reconnus par la loi.

Cette orientation politique « d’immigration choisie » censée  maîtriser les flux migratoire va en fait multiplier à coup sûr le nombres de sans-papiers  et aggraver encore la situation de précarité qu’ils vivent ;  le projet de loi ne se limite pas à l'immigration illégale, il rend aussi plus contraignante l'immigration légale des conjoints de Français,  des familles d'étrangers et l’accueil des étudiant étrangers .

Concernant plus plus particulièrement les étudiants:

  • le rejet de l’immigration par le gouvernement conduira vers un durcissement des procédures  pour l’accès aux études en France  et l’exclusion de beaucoup d’étudiant étrangers
  • Les critères d’appréciation par le CEF  ( centre pour étude en France ) pour venir étudier en France sont :  

-Parcours pédagogique de haut niveau et des fortes motivations

-La nature de diplôme

-Les capacités financière et linguistiques

-Les relations de la France avec les pays d’origine

 

  • Les étudiants qui seront sélectionnés  par le CEF auront un visa étudiant et vont bénéficier des facilités de séjours en France.
  • Ce projet n’apporte aucune réponse à la situation de précarité sociale et administrative que vivent l’immense majorité des étudiants étrangers en France. C’est cette question qui appelle des réponse et c’est d’abord en améliorant les conditions d’accueils que l’on améliorera le rayonnement et l’attractivité du supérieur français.  
  • Ce projet consacre  une Discrimination économique et géographique à l’entrée de l’enseignement supérieur français assumée par Sarkozy  (quasi quotas).
  • La loi aura pour effet de limiter l’accès aux études pour beaucoup d’étudiants étrangers
  • L’idée de sélectionner à l’entrée une poignée d’étudiant plutôt que d’en accueillir beaucoup dans de bonne condition est absurde et contraire à la nécessaire ouverture internationale du SPES.

Par ce projet Sarkozy rouvre le débat sur l’immigration de manière féroce. Comme tout le monde convient aujourd’hui que la France et l’Europe du fait de leur démographie ont besoin de main d’œuvre immigrée, il invente le concept d’immigration choisie qu’il oppose à l’immigration subie.

En réalité c’est un durcissement très marqué de la politique migratoire classique, avec une chasse aux cerveaux comme maigre alibi, et une instauration de quotas à la clé même si le mot n’est pas repris.

 

Kamel, étudiant à Paris 8, responsable de la commission étudiants étrangers de l'UNEF.
Par UNEF-PARIS 8 - Publié dans : ACTUALITE
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Lundi 21 août 2006
Article daté de août 2006
 
QU'EST-CE QUE L'ALLOCATION DE RENTREE UNIVERSITAIRE ?
 
Après le mouvement contre le CPE, le Président de la République tente de regagner l’opinion favorable de la jeunesse. Lors de son ultime allocution du 14 juillet, Jacques Chirac a en effet annoncé qu’il allait mettre en place une « allocation de rentrée universitaire », calquée sur le modèle de l’ « allocation de rentrée scolaire ». Cette aide, d’un montant de 150 à 200 euros, serait adressée aux familles des étudiants boursiers et des familles moyennes non boursières. Elle concernerait au total 500 000 familles.
 
"LE" POINT POSITIF
 
Le point positif c’est que le gouvernement reconnaît, en prenant cette mesure, qu’une tranche de la population- les classes moyennes- est moins aidée que les autres car n’a pas accès à l’aide sociale et bénéficie d’une aide fiscale inférieure aux familles les plus aisées et que le montant des bourses est largement insuffisant.
 
LE GOUVERNEMENT SE MOQUE DE NOUS !!
 
Mais cette « prise de conscience » du gouvernement paraît bien demeurer le seul point positif de cette nouvelle mesure. 150 euros vont-ils suffire à compenser les retards des bourses d’études, l’augmentation des frais d’inscription à universitaire, l’augmentation constante du ticket de resto U, les loyers exorbitants que sont obligés de payer les étudiants n’ayant pas eu accès à un logement du CROUS faute de place etc. ? Ces 150 euros vont-ils permettrent de mettre fin à la précarité et au salariat étudiant, première cause d’échec à l’université ? Ces 150 euros vont-ils de sortir les étudiants de la dépendance vis-à-vis des parents et leur permettre d’acquérir une véritable indépendance ?
 
QUE PROPOSE L'UNEF ?
 
Depuis 50 ans, l’UNEF propose la refonte des aides déjà existantes, la mise en place d’une allocation autonomie basée sur la situation réelle de l’étudiant et non celle de sa famille et d’un statut social de l’étudiant. Plus d’infos sur l’allocation d’autonomie sur http://www.unef.fr/uploadsdocs/r1153296393.pdf.
Par UNEF-PARIS 8 - Publié dans : ACTUALITE
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Lundi 21 août 2006
Artcicle daté de août 2006
 
 
 
 
 
 
QU'EST-CE QUE LE CNESER ? 
 
 
Le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) est un comité placé auprès du ministre de l'Éducation nationale. Il assure la représentation des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel dont les personnels et les étudiants sont élus au scrutin secret.
 
QUI LE COMPOSE ?
 
-Présidé par le Ministre de l'éducation nationale
Composé de :
-22 enseignants-chercheurs (élus pour 4 ans)
-21 représentants politiques, économiques, sociaux et culturels (élus pour 4 ans)
-11 étudiants (élus pour 2 ans)
-7 repésentants des personnels (élus pour 4 ans)
 
QUI CHOISI LES MEMBRES DU CNESER ?
 
 
Vos représentants étudiants sont élus par les étudiants membres des Conseils d'administration des universités que vous avez élus lors des éléctions des conseils centraux (C.A., Cevu, C.S.) les 2 et 3 mai pour Paris 8.
 
QUELLE EST LA COMPOSITION DU CNESER ?
 
élection de juin 2006 (élus pour 2 ans) [Nombre d'élus et pourcentage de voix]
-UNEF : 5 élus (41,8%)
-FAGE : 3 élus (22,3%)
-UNI : 1 élu (12,5%)
-Confédération Etudiante : 1 élu (12,3%)
-PDE : 1 élu (7,6%)
-SUD ETUDIANT / FSE : 0 (3,5%)
 
élection de 2004 [Nombre d'élus et pourcentage de voix]
 
-UNEF : 5 élus (37,99%)
-FAGE : 2 élus (18,61%)
-UNI : 2 élus (16,32%)
-PDE : 2 élus (15,56%)
-Confédération Etudiante : 0 (14,20%)
-SUD ETUDIANT : 0 (4,66%)
-FSE : 0 (2,65%)
 
UNE VICTOIRE HISTORIQUE !
 
 
 L’UNEF continue la progression qu’elle connaît depuis la réunification en 2001 en remportant 805 voix, soit 41,8 % des suffrages exprimés. Il s’agit d’une amélioration de 88 voix par rapport à 2004, soit +12,2 %. L’UNEF remporte ainsi 5 des 11 sièges étudiants du CNESER et confirme à nouveau son statut de première organisation étudiante.
 
 
 
 
 
 
 
Par UNEF-PARIS 8 - Publié dans : Actualité de l'UNEF
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Lundi 21 août 2006
Artcicle daté de août 2006
                                                       
 
 
 
Fin de sursis pour les enfants scolarisés et leurs familles
 
Ces vacances n’en n’ont pas été pour tout le monde. En effet, le 30 juin 2006 a pris fin le sursis accordé par la circulaire du ministre de l’intérieur du 31 octobre 2005 autorisant les familles sans papiers d’enfants scolarisés et les jeunes majeurs en situation irrégulière de terminer leur année scolaire. Ces familles sont arrêtées chez elles, passent 48 heures de garde à vue au commissariat puis sont expédiées dans leur pays d’origine par avion, les parents menottés. Ces familles retrouveront-elles un logement, un travail ? Que va-t-il advenir de ces jeunes qui ne parlent peut-être même pas la langue du pays et qui ne retrouveront peut-être jamais les bancs de l’école ? Et que va-t-il arriver aux familles qui avaient demandé le droit d’asile ?
 
Parrainages citoyens
 
En Seine-Saint Denis, l’aide aux familles s’organise. A l’initiative conjointe de RESF 93, du Président du conseil général du département (Hervé Bramy), d’organisations de gauche et de la coordination 93 des sans papiers, un grand parrainage citoyen s’est mis en place à la bourse du travail de Bobigny. Chaque jeune a deux parrains qui s’engagent à le protéger en cas d’interpellation et de reconduite à la frontière, à obtenir un réexamen de la situation et, à long terme, une régularisation de la situation du jeune ainsi que de sa famille. Les parrains sont des citoyens volontaires et des élus du départements (PS, PC et Verts). On compte parmi eux, notamment, Hervé Bramy (PCF), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts), Bruno Leroux (PS), Elisabeth Guigou (PS) et d’autres.
 
Signez la pétition !
 
Vous pouvez signez la pétition nationale de RESF contre l’exclusion des jeunes scolarisés et de leur familles sur www.educationsansfrontieres.org.
 
L'UNEF membre du collectif Uni(e)s contre une immigration jetable !  http://www.contreimmigrationjetable.org/
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