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Mercredi 6 septembre 2006

L'ENQUETE COMPLETE DE LA LMDE

 

ON EN PARLE : REVUE DE PRESSE 

 

LE FIGARO

Mickaël Delafosse est président de la LMDE.

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Mickaël Delafosse est président de la LMDE.

INTERVIEW Une enquête menée par la Mutuelle des étudiants (LMDE) montre que 23% des étudiants ont renoncé à certains soins, notamment ophtalmologiques et dentaires, en 2005 pour des raisons financières. 13% d’entre eux ne disposent pas de complémentaire santé, contre 10% pour l’ensemble de la population. Interrogé par lefigaro.fr, le président de la LMDE, Mickaël Delafosse, tire la sonnette d’alarme.

 
lefigaro.fr : Est-ce la première fois qu’une enquête* s’intéresse à la santé des étudiants ?
 
Mickaël Delafosse : De cette ampleur, oui. Et c’est justement le taux de participation qui nous a surpris. Nous avons envoyé des questionnaires de 170 questions à 50.000 étudiants. 9.200 d’entre eux ont répondu dans les temps. Le fait qu’ils aient pris 45 minutes pour participer à cette enquête est révélateur. Nous pensons que les étudiants veulent que l’on s’intéresse à eux, à leur santé, et, de manière plus générale, à leur malaise. Nous avons d’ailleurs reçu un financement du Ministère de l’Education nationale pour réorganiser une enquête de ce type dans deux ans.
 
 
lefigaro.fr : Quelles conclusions en avez-vous tirées ?
 
M.D : Le bilan est inquiétant. Un quart des étudiants ont renoncé à certains soins pour des raisons financières, en 2005. 39% des sondés jugent la complémentaire santé «trop chère», et donc, n’y souscrivent pas. Il n’est pas rare d’entendre des étudiants se plaindre de douleurs, puis se dire que cela va passer. Les soins ophtalmologiques et dentaires sont principalement négligés. Et pour cause, ce sont les moins bien remboursé par la Sécurité sociale ! Les yeux des étudiants, en permanence devant des écrans et des livres, mériteraient pourtant bien d’être correctement soignés.
 
 
lefigaro.fr : Quelles sont, selon vous, les conséquences de ce renoncement aux soins et quelles sont vos propositions ?
 
M. D : Il est évident que des étudiants mal soignés couteront, à terme, plus cher. Il faut absolument qu’ils se préoccupent de leur santé aujourd’hui. Notre enquête doit être un outil d’aide aux décisions. Et surtout, nous devons faire de la santé des étudiants une priorité politique. Sur les campus, l’offre de structures médicales et d’aide psychologique tend à se restreindre : il faut que les étudiants soient mieux entourés, mieux conseillés. Une mauvaise note pour un étudiant de classe préparatoire peut être dramatique. Signe de ce mal être, 15% des étudiants admettent avoir des «idées suicidaires». Nous avons également remarqué une hausse de la consommation d’alcool. Si la baisse du tabagisme semble avérée, les trois quarts des étudiants consomment de l’alcool au moins une fois par semaine, alors qu’en 2004, l'Observatoire de la vie étudiante indiquait que 29% des filles et 20% des garçons ne buvaient jamais.
 
 
* Enquête menée auprès de 9.200 étudiants par la Mutuelle des Etudiants avec l’appui de l’Observatoire expertise et prévention pour la santé des étudiants (EPSE) et de l’Ifop.
 
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Par UNEF-PARIS 8 - Publié dans : Actualité de l'UNEF
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Mercredi 6 septembre 2006

ON EN PARLE : REVUE DE PRESSE

 LE RAPPORT COMPLET DE L'UNEF SUR LE POUVOIR D'ACHAT DES ETUDIANTS

 L'EXPANSION

L'Unef dénonce une baisse du pouvoir d'achat des étudiants
28/08/2006

"Amers" et "déçus" des mesures sociales obtenues après la crise du CPE, les étudiants de l'Unef ont dénoncé lundi la chute constante du pouvoir d'achat des étudiants depuis cinq ans. Une étude menée par le syndicat à partir des chiffres communiqués par le ministère de l'Education nationale et par l'Insee révèle que, depuis 2002, les dépenses obligatoires des étudiants - droits d'inscriptions, tickets de restaurant universitaire, cotisations sociales - ont augmenté de 23 %. Dans le même temps, les bourses sur critères sociaux, qui concernent un quart de 2,2 millions d'étudiants, n'ont augmenté que de 6 %. Soit quatre fois moins. Cette différence n'est que très légèrement compensée par la revalorisation des allocations logement, liée à l'augmentation des loyers.

Pour la seule rentrée 2006, le syndicat étudiant a observé une augmentation de 4,3% des dépenses obligatoires des étudiants par rapport à la rentrée 2005, quand les aides ne progressent que de 2,8 %. "Cette année, un étudiant qui perçoit le maximum d'aides aura un pouvoir d'achat diminué de 110 euros" par rapport à l'année dernière, a expliqué Bruno Julliard, le président de l'Unef, qui a rappelé que la moitié des étudiants doivent travailler pour financer leurs études et que ceux-ci avaient un taux d'échec universitaires de 40 % supérieur aux autres.

L'allocation de rentrée scolaire annoncée la semaine dernière par Dominique de Villepin, réservée aux seuls boursiers qui quittent le domicile de leurs parents, soit une population d'environ 80.000 personnes, n'a rien fait pour atténuer la colère des étudiants. Bruno Julliard l'a qualifiée de "mesurette à 24 millions d'euros", estimant que 90 millions seraient nécessaires pour rattraper le pouvoir d'achat étudiant de 2002.

 

RTL

25/08/06

 

Le pouvoir d’achat des étudiants fond encore

Rentrée morose pour les étudiants français. Selon une enquête du syndicat Unef, dont RTL a eu la primeur, leurs dépenses de rentrée (logement, frais d'inscription, Resto U ou mutuelle) ont grimpé de 4,3% cette année, tandis que les aides gouvernementales n’ont augmenté que de 2,8%. Une baisse du pouvoir d’achat qui s’est accentuée ces cinq dernières années, et que l’allocation pour l’installation étudiante - fraîchement dévoilée - ne devrait guère compenser.

 

 

REUTERS

L'Unef demande un "plan social étudiant"

Le président de l'Unef, Bruno Julliard. Photo prise le 20 mars 2006. REUTERS. Benoît Tessier
Le président de l'Unef, Bruno Julliard. Photo prise le 20 mars 2006. REUTERS. Benoît Tessier

PARIS (Reuters) - La nouvelle allocation d'installation étudiante ne compensera pas une baisse du pouvoir d'achat qui s'est accentuée depuis cinq ans, affirme l'Unef en réclamant un "plan social étudiant".

Depuis 2002, les dépenses des étudiants ont augmenté de 23% alors que, dans le même temps, les aides ont augmenté de 10%, selon une étude du syndicat étudiant présentée lundi.

L'Unef, qui bénéficie de la plus large audience auprès des étudiants, estime que 100.000 étudiants vivent en dessous du seuil de pauvreté.

"Cette année, un étudiant qui perçoit le maximum d'aides aura un pouvoir d'achat diminué de 110 euros", a affirmé son président Bruno Julliard, lors d'une conférence de presse.

"C'est une revendication forte depuis cinq ans. Nous demandons aujourd'hui un plan social étudiant", a-t-il ajouté.

Un plan social étudiant avait été établi sous le gouvernement Jospin entre 1998 et 2001 pour créer ou renforcer diverses mesures d'aides financières destinées aux étudiants, comme la carte Imagin'R pour diminuer les frais de transport des Franciliens.

Selon les résultats de son enquête, l'Unef estime à 90 millions d'euros la perte de pouvoir d'achat des étudiants boursiers depuis 2002, à euros constants.

Depuis 2002, selon l'Unef, les dépenses obligatoires (comme les frais d'inscription universitaire et la cotisation au régime étudiant de Sécurité sociale) ont augmenté quatre fois plus que les aides allouées.

Pour la rentrée 2006, les étudiants sont ainsi confrontés à une hausse globale de leurs dépenses obligatoires de 4,3% par rapport à la rentrée 2005, "nettement supérieure à l'inflation, estimée à 1,9% pour l'année 2006".

LE LOGEMENT, PREMIER POSTE BUDGÉTAIRE

Parallèlement, les aides sont globalement revalorisées de 2,8%, principalement grâce à la hausse de l'aide au logement.

L'Unef relève aussi une "augmentation sensible" des loyers étudiants, très forte en province (+4,88%), plus mesurée dans la région parisienne (+2,2%).

"Le logement reste le premier poste budgétaire chez les étudiants et il est très souvent source de difficultés financières", insiste l'Unef.

Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé la semaine dernière l'octroi d'une allocation d'installation étudiante (Aline) de 300 euros pour 80.000 étudiants boursiers qui font leur première demande d'aide au logement.

Au coeur du malaise étudiant exprimé lors de la crise du contrat première embauche (CPE), "on trouve surtout le vécu d'une précarité croissante et inévitable", estime l'Unef. "Le gouvernement n'en a toujours pas tiré les leçons."

Après le CPE, "nous avons eu des contacts avec le gouvernement et nous avions l'espoir d'obtenir entre 70 et 90 millions d'euros" pour la rentrée universitaire, a déclaré Bruno Julliard. "Nous héritons d'une mesurette à 24 millions d'euros."

Quelque 500.000 étudiants sont boursiers en France, sur un total de 2,2 millions.

Selon l'Unef, le système d'aide sociale actuel "ne permet pas de faire face aux besoins des étudiants pour pouvoir étudier dans de bonnes conditions".

"Plus de 47% des étudiants sont obligés de travailler pour financer leurs études", selon l'étude. Parmi ceux-ci, "38% travaillent pour compléter une bourse insuffisante".

"Les étudiants salariés ont un taux d'échec universitaire de 40% supérieur à la moyenne", relève aussi le syndicat. "Chaque année, plus de 20% des étudiants mettent fin à leurs études pour des raisons financières."

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Mercredi 6 septembre 2006

Alors que Jacques Chirac avait fait une proposition vaguement encourageante d'allocation de rentrée pour les familles boursières et familles moyennes, la FAGE (association d'étudiants "apolitique") est passée par là... En effet, cet été, Jean-François martins, responsable de l'association, a rencontré le ministre délégué à l'enseignement supérieur, François Goulard et... finalement, l'allocation de rentrée universitaire sera une allocation de 200€ réservée aux étudiants boursiers «qui s'installent pour la première fois dans un logement individuel» et ne concernerait donc que 80.000 étidiants sur 2.2 millions d'étudiants, soit 3,5% des étudiants et le montant global de cette aide ne sera plus de 70 millions d'euros mais 20 millions. L'allocation est renommée Allocation pour l'Installation Etudiante (ALINE). La FAGE s'est dite toutefois satisfaite...

INFO

L'allocation ne sera versée qu'une seule fois durant les études et sera gérée par la CAF.

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Lundi 4 septembre 2006
DEPECHE AEF


Plusieurs rencontres se sont déroulées mardi 18 juillet 2006 à propos des rapports Hetzel et Wauquiez. Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale, et François Goulard, ministre délégué à l’Enseignement supérieur ont reçu la CPU (la Conférence des Présidents d’Université) ainsi que l'UNEF et quatre autres organisations étudiantes.

A l’issue de ces audiences, les deux ministres ont confié à Pierre Lunel, futur délégué interministériel à l'orientation et l'insertion professionnelle, et à Jean-François Cervel, directeur du CNOUS, la mission de conduire des concertations visant à mettre en œuvre des propositions contenues dans les rapports Hetzel et Wauquiez.

Jean-François Cervel est ainsi chargé "d'expertiser les propositions de Laurent Wauquiez et de conduire la large concertation souhaitée par le Premier ministre". Pour sa part, Pierre Lunel présentera "dès le début septembre son calendrier de travail avec l'objectif d'aboutir à des premières mesures concrètes avant la fin de l'année 2006".
Les élections du nouveau Président de l'Université seront anticipées du fait de ses nouvelles responsabilités. Elles devaient se tenir en décembre. Le président est élu par les membres des Conseils Centraux.

Le Vice-président de l'université et Président du Conseil d'administration, Bernard Betand qui prend le poste de chargé de mission dans la délégation interministérielle démissionnera de son poste le mercredi 4 octobre 2006, jour où se tiendra un C.A. extraordinaire dont l'unique ordre du jour sera une électione en vue du remplacement de Bernard Betand. 
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Jeudi 24 août 2006
L’inscription pour tout bachelier est un droit !
 
La loi Savary de 1984 dispose que « le premier cycle est ouvert à tout les titulaires du baccalauréat et à ceux qui ont obtenu l’équivalence ou la dispense de ce grade en justifiant d’une qualification jugée suffisante pour le rectorat (…). Tout candidat est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix ».
Chaque bachelier peut donc choisir de s’inscrire dans l’université et la filière de son choix. Les raisons invoquées pour refuser des étudiants sont nombreuses… mais totalement illégales ! Les plus courantes : inscription sur dossier uniquement, tests d’entrée, numerus clausus (limitation du nombre de place par filière), refus de certains baccalauréats ou de certains diplômes de même rangs (le BTA par exemple…), interdiction de s’inscrire dans une académie différente de la sienne, excuse du manque de place (celle-ci n’est valable que si elle est reconnue par le Rectorat, ce qui n’est pratiquement jamais le cas), etc.
Tous ces motifs peuvent et doivent être contestés : aux termes de la loi, l’inscription est toujours possible. En ce qui concerne les étudiants n’ayant pas retiré à temps leur dossier d’inscription, la loi ne prévoit rien. Toutefois, un arrangement à l’amiable est souvent possible. Sinon, on peut s’appuyer sur la loi Savary et sur divers jugements de tribunaux administratifs pour obliger l’université à inscrire l’étudiant.
Contactez-nous en cas de problème !
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